Mercredi 25 janvier 2012
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Les élèves de la classe de Claudine ont pris connaissance des deux métiers proposés par les élèves haïtiens : charbonnier (fabrication du charbon de bois )
ébéniste (fabrication de meubles massifs décorés de motifs royaux français).
Les élèves ont posé beaucoup de questions sur la déforestation, qui continue justement parce-que le charbon de bois n'est pas remplacé par un autre mode de cuisson des
aliments, y compris à Port au Prince où les camions chargés de sacs de charbon arrivent tous les jours en grande quantité sur un marché spécialisé dans cette vente et où beacoup de femmes
viennent faire provision pour les vendre au détail (à la marmite) dans les rues des villes.
Les élèves ont donc suivi les étapes de la fabrication du charbon de bois jusqu'à son prix de vente : entre 250 et 500 gourdes
(100 gourdes = 2 euros).
L'ébéniste a expliqué, avec les photos prises en même temps que ses explications, comment il recopiait sur un papier qu'il huilait le motif
repéré dans un catalogue de meubles français : il présente le catalogue à un client et le client choisi le motif puis l'ébéniste agrandit le dessin pour le transférer sur le bois à sculpter au
ciseau à bois, ,le bois c'est du ou du chêne.
Les élèves
du Collège ont préparé un documentaire sur les plantatations sèches, la lombrification des déchets. Ce travail est fait avec un jardinier mais aussi un ethnojardinier pour étudier les plantes
méditerranéennes et le problème de l'eau avec arrosage ou sans arrosage.
Ils ont donc fait des plantations de blé - d'aujourd'hui et d'autres plus anciens - dans la classe et dans la cour du collège et ils suivent la
germination des grains à l'intérieur et à l'extérieur. Ils ont donc préparé pour leurs collègues haïtiens un dossier sur ce travail couronné par un prix sur le département.

Par Odette Charreyron-Michel
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Jeudi 5 janvier 2012
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Ce concours a été inauguré en 2006 dans le cadre de "l'année Senghor". Il a pour but d'illustrer
l'invention et la créativité en langue française des élèves des écoles francophones.
Pourquoi Philippe Senghor ? Il était le fils du président-poète-écrivain et le grand ami de Colombe
Anouilh d'Harcourt, fille du dramaturge français Jean Anouilh, il est décédé le 7 juin 1981.
Le prix a été créé en mémoire de l'amitié et de l'admiration mutuelle qui unissaient leurs pères.
Cette année 11 PAYS ont participé au concours, dont HAITI. C'est l'écrivain Dany Laferrière qui a
proposé le texte "le petit peintre" permettant ainsi à des centaines d'élèves de proposer une suite à son histoire.
En Haïti 14 écoles ont participé au concours, certaines à Port-au-Prince d'autres dans d'autres régions du pays comme les classes de Port-de-Paix ou de
Fonds-Jean-Noël. Nous avons parlé de ce travail d'écriture dans des articles précédemment.
Le livre présentant l'ensemble des textes gagnants a été édité en Tunisie, ville d'accueil du concours 2011. Il est en train de voyager pour rejoindre les pays participants, pour les
gagnants, les classes récompensées mais aussi pour un grand nombre de bibliothèques, d'écoles afin que l'ensemble des oeuvres soient lues par un grand nombre d'élèves et donner le goût et l'envie
d'écrire à d'autres élèves pour le prochain concours.
L'action des classes jumelles entre Montpellier et Haïti est relatée dans le livre. Les élèves de l'école Léopold Sedar Senghor vont pouvoir lire eux
aussi tous les textes et découvrir ainsi les cultures des élèves des 10 autres pays : l'objectif du concours est bien atteint en faisant voyager les mots et les images pour partager les histoires
et la connaissance des différentes cultures, il permet d'enrichir chacun des participants.
L'histoire du concours 2012 a été écrite par une écrivaine tunisienne.
Haïti se prépare à la remise des prix et au lancement du prochain concours.
Par Odette Charreyron-Michel
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Samedi 24 décembre 2011
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C'est
à Port-Salut que nous avon vu la FONDAM en action le week end avec les jeunes
ayant suivi les 3 années de cours sur la protection de l'environnement; la sensibilisation et la formation auprès de la population des différentes sections de Port-Salut, pour la gestion
des déchets, la reforestation, l'instruction civique.
Accueil de la trentaine de jeunes qui vont se répartir dans la matinée sur les deux chantiers : nettoyage d'un espace privé qui sert de dépôt d'ordures et tournée dans les maisons
pour demander aux familles de gérer les déchets autrement afin que les ordures ne soient pas à la disposition des chiens et autres bêtes mais aussi dangereuses pour les enfants qui
jouent
dans cet espace.
Ce samedi la FODAM accueillait les écrivains "les passagers des vents" en résidence à Port-Salut, ils sont allés à la rencontre des centaines d'élèves "du
samedi" (les cours de la Fondam ont lieu les samedis toute la journée à l'école Saint-Joseph.

Les élèves ont interrogé les écrivains sur leur métier, "comment on devient écrivain", "dans quelle langue ils écrivent" "combien d'études il faut". Tous
mais surtout Wilfried N'Sondé et Mackensie Orcel(Haïtien) ont dit qu'il fallait beaucoup lire et beaucoup écrire, jamais s'arrêter : moments exceptionnels que ces rencontres entre ces jeunes
porteurs de changements dans leur environnement et ces écrivains porteurs de changements de mentalités.
Site FONDAM
Par Odette Charreyron-Michel
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Samedi 24 décembre 2011
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Cette photographie vous donne à voir les rêves de ces adolescents orphelins en attente d'espace, de beauté,
d'amour et surtout d'un travail. Avec elle "l'imag'Histoires" vous adresse tous ses voeux d'HEUREUSES FETES de NOEL et plein de bonnes choses pour la nouvelle année 2012.
Par Odette Charreyron-Michel
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Mardi 29 novembre 2011
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Les volontaires du service civique sont arrivés en Haïti en octobre et ont été installés dans différentes structures sur tout le pays, mais la grande majorité a été affectée pour des programmes
d'accompagnement du français à travers des activités éducatives, culturelles, artistiques ou sportives, dans les écoles publiques. Ils ont suivi différentes formations, avant de commencer leur
mission, en France et en Haïti.
L'installation des volontaires civiques dans les écoles publiques d'Haïti pour le programme de "médiation à la lecture" s'est déroulée durant tout le mois de
novembre.
Elle a été précédée d'une formation commune avec les professeurs de 5ème et de 6ème année fondamentale et d'un conseiller pédagogique chargé de suivre ce
programme
.Après ce travail commun un atelier s'est déroulé
dans chaque classe concernée afin que les enseignants comprennent à la fois le contenu des séances et les pédagogies utilisées.
Certains volontaires accompagnent aussi le programme " HAITI-FUTUR" qui utilisent un tableau blanc interactif pour les élèves de 1ère et 2ème
année. Cet accompagnement n'est pas présent dans toutes les écoles où travaillent les volontaires, le programme est en phase d'expérimentation et les écoles équipées au fur et à mesure de
l'évaluation.
Dans le cours de sciences expérimentales sur le corps l'approche de l'hygiène a permis aux professeurs comme aux élèves d'apprendre à se laver les
mains en 5 gestes et donc de s'inscrire dans les programmes de prévention du choléra.
Par Odette Charreyron-Michel
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Mercredi 9 novembre 2011
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21:50
Dans le cadre de leur formation scientifique les enseignants des écoles communales ont étudié un module sur la vision. Ils ont appris à détecter
les élèves qui avaient une mauvaise vision afin de pouvoir les déplacer dans la classe. Cette première action a été suivie de plusieurs journées de dépistage et de soins (distribution de
lunettes) par des ophtalmologistes des hôpitaux de la capitale.
Ce dépistage a permis aux médecins
de contrôler la vue des enfants et ce qu'il leur fallait comme équipement mais aussi de faire des diagnostics plus compliqués ou nécessitant des
interventions.
Par Odette Charreyron-Michel
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Mardi 8 novembre 2011
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Le bibliobus est installé, provisoirement, sur la place du Bicentenaire où se trouvait la mairie qui a été touchée par le tremblement de terre et dont les
gravats ont été évacués, une grande tente installée sur l'espace permet d'accueillir les élèves.
Une face rappelle La Rochelle, une face pour Port au Prince, une oeuvre d'Art dans la
ville visible pour tous.
Les livres ont été triès par
genres et par niveaux avant de rejoindre leur place sur les étagères.
Le personnel de la mairie a mis "la main à la pâte " pour porter, ouvrir, trier. Cela nous a permis de faire en grandeur nature un travail sur les genres :
fiction, documentaire, jeunesse, livre d'art et bien sûr les albums qui sont le support du travail dans les écoles pour la médiation à la lecture.
Une
mini-bibliothèque a été constituée pour les classes des 5 écoles qui participent au programme "des remplaçants du mercredi", les albums reçus s'ajoutant aux albums haïtiens déjà dans les
écoles.
Par Odette Charreyron-Michel
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Lundi 7 novembre 2011
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Plusieurs formations ont été dispensées en ce début de rentrée : celle des enseignantsqui suivent le programme du Centre National d'Etudes
Spatiales
et de l'Académie des Sciences à l'EFACAP de Kenscoff : c'est une école d'application.
Celle des personnels qui remplaceront les
professeurs pendant leur formation le vendredi ou le mercredi.
Ces ateliers permettent aux élèves de travailler sur la compréhension et le vocabulaire l'outil privilégié est l'ALBUM
Par Odette Charreyron-Michel
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Lundi 7 novembre 2011
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C'est une grande rentrée pour tous les élèves qui habitaient loin de l'école et qui avaient beaucoup de marche : le président de la république a mis en
place le transport gratuit pour tous. Tous les scolaires peuvent prendre le bus aux arrêts indiqués et descendre à des arrêts près de leurs écoles.
Par Odette Charreyron-Michel
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Lundi 19 septembre 2011
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Après avoir travaillé en lecture à voix haute sur le texte de Bernard Friot "ta gueule" les adolescents, par groupe de 3 ont recherché des expressions ou
des mots qui intégraient "gueule" et ils avaient à mettre en images l'expression que le groupe a choisi de garder.
Trois créations ont fait l'unanimité après leur présentation au grand groupe et ont été affichées puis photocopiées pour chaque jeune du
groupe.

Le groupe a recherché des articles sur "gueules cassées" et appris quand et pourquoi on employait ces mots.

Nous avons beaucoup ri en trouvant le montage qui va à l'encontre de la réputation du dentiste : s'amuser.
Après les jeunes ont recherché ce que c'était dans la réalité et proposé les noms de ce que l'on sert dans leur pays d'origine pour accompagner une boisson
avant le repas.
Nous avons vu comment un gueuloir peut être un lieu de création et non un endroit où l'on "s'engueule". Nous avons parlé du festival d'Avignon qui avait des
lieux de paroles fortes mais aussi qu'en présentant leur texte à voix haute et puissante le local était devenu UN GUEULOIR.
Par Odette Charreyron-Michel
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Publié dans : France
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